Sophie Calas, journaliste spécialisée dans les rencontres internationales, s’entretient avec Thomas Mercier, 38 ans, ingénieur informatique à Toulouse. Utilisateur de LatinAmericanCupid depuis 2024, Thomas a rencontré sa compagne colombienne en 2025 après plusieurs mois d’échanges. Il revient sur ses erreurs, ses choix concrets et les résultats obtenus.
Comment vous êtes-vous inscrit sur LatinAmericanCupid ?
Sophie Calas : Thomas, commençons par le début. Qu’est-ce qui vous a poussé à créer un profil sur LatinAmericanCupid plutôt qu’un autre site ?
Thomas Mercier : Franchement, je ne pensais pas que je finirais sur un site spécialisé dans les rencontres latino-américaines. En 2024, après deux relations courtes qui n’avaient rien donné à Toulouse, j’ai décidé de tester quelque chose de plus ciblé. J’avais lu plusieurs témoignages d’hommes français qui avaient rencontré des Colombiennes sérieuses. J’ai créé mon compte un soir de mars 2024, en moins de vingt minutes. J’ai mis une photo récente en chemise, une description courte où je parlais de mon métier et de mon envie de découvrir la Colombie. Ce que j’aurais aimé savoir avant, c’est que les profils les plus efficaces sont ceux qui montrent une vie réelle plutôt qu’une liste de qualités. J’ai reçu douze messages dès la première semaine. En vrai, le ratio est meilleur que sur les sites généralistes où j’avais déjà perdu du temps. Avant de m’inscrire, j’avais consulté des statistiques publiées par le site lui-même : environ 38 % des membres masculins français déclarent une relation durable après douze mois d’utilisation active. J’ai aussi comparé avec d’autres plateformes généralistes où le taux de réponse moyen tombe à 12 % seulement après le premier mois. Mon frère, qui avait essayé Meetic pendant huit mois sans résultat concret, m’avait conseillé de viser des sites nichés. Le soir de l’inscription, j’ai passé quarante-cinq minutes à rédiger ma bio en évitant les clichés habituels. J’ai mentionné mon dernier voyage au Pérou en 2022 et mon intérêt pour la cuisine andine, ce qui a déclenché plusieurs conversations immédiates. Pour comprendre l’ensemble du contexte, notre guide complet pour rencontrer une femme latine en ligne détaille les outils linguistiques les plus efficaces. J’ai également analysé les forums de voyageurs français ayant vécu la même expérience à Medellín et Cali entre 2022 et 2024, où les retours soulignent l’importance d’un profil authentique dès les premières heures. Ces lectures m’ont aidé à éviter les pièges classiques comme les descriptions trop génériques qui font baisser le taux de réponse de moitié selon les statistiques internes du site.
Votre profil : qu’est-ce qui a vraiment fonctionné ?
Sophie Calas : Quels éléments de votre profil ont généré le plus de réponses ?
Thomas Mercier : La photo principale compte pour soixante pour cent du succès. J’ai choisi une photo où je souriais, assis dans un parc, avec une lumière naturelle. La deuxième photo montrait mon atelier informatique à la maison. J’ai écrit trois phrases simples : « Ingénieur à Toulouse, je cherche une relation sérieuse avec une femme qui aime voyager et construire quelque chose à deux. » Pas de blague, pas de liste interminable. J’ai aussi précisé que je parlais un peu espagnol et que j’étais prêt à venir en Colombie dans l’année. Les femmes qui m’ont contacté ont toutes mentionné ces deux détails. Ce que j’aurais aimé savoir avant, c’est qu’un profil trop parfait fait fuir. Les réponses les plus sincères arrivaient quand je montrais une vie ordinaire mais stable. J’ai testé une version alternative pendant une semaine avec une photo en costume de soirée ; les messages ont chuté de 65 %. À l’inverse, la photo du parc a généré huit contacts qualifiés en dix jours. J’ai aussi ajouté une troisième image montrant mon vélo électrique et mon chien, ce qui a permis à plusieurs Colombiennes de commenter leur propre passion pour le cyclisme. Une utilisatrice de Medellín m’a écrit le 28 mars 2024 pour me demander si je connaissais déjà la ville ; nous avons échangé pendant trois semaines avant de passer aux appels. Ces détails concrets ont permis d’éviter les conversations creuses qui durent des mois sans déboucher. J’ai même ajouté une quatrième photo prise lors d’un trail en montagne près de Toulouse en octobre 2023, ce qui a suscité des commentaires sur les activités sportives communes et a multiplié les échanges de plus de 40 % durant la première quinzaine.
La barrière de la langue : problème ou atout ?
Sophie Calas : La langue a-t-elle été un frein important dans vos échanges ?
Thomas Mercier : Au début, oui, un peu. Je parlais espagnol scolaire et elle avait un niveau d’anglais moyen. On a commencé par des messages courts avec des traducteurs. Après trois semaines, on passait à des appels vidéo de vingt minutes. Je me suis inscrit à des cours particuliers deux soirs par semaine. En vrai, la barrière a créé une complicité : on riait de nos erreurs de grammaire. Aujourd’hui elle parle français couramment et moi je maîtrise l’espagnol courant. Le site propose une traduction automatique avec l’abonnement Platinum, mais je ne m’y suis pas trop fié. Les conversations les plus naturelles sont celles où l’on fait l’effort d’apprendre quelques mots chaque jour. Pour comprendre l’ensemble du contexte, notre guide complet pour rencontrer une femme latine en ligne détaille les outils linguistiques les plus efficaces. J’ai aussi suivi un module intensif de quarante heures sur une application mobile entre avril et juin 2024, ce qui m’a permis de comprendre les expressions familières utilisées en Colombie. Ma compagne, de son côté, regardait des séries françaises sous-titrées et nous corrigions mutuellement nos fautes pendant les appels. Ce processus a renforcé notre lien bien plus qu’une conversation fluide dès le départ. J’ai noté que les appels du soir duraient souvent quarante minutes supplémentaires car nous partagions des anecdotes sur nos journées respectives, ce qui a accéléré la familiarité linguistique de façon mesurable.

Le moment où vous avez compris que c’était sérieux
Sophie Calas : À quel moment avez-vous su que cette relation méritait un vrai engagement ?
Thomas Mercier : C’était en novembre 2024, après cinq mois d’échanges quotidiens. Elle m’a envoyé une photo de son passeport avec un visa français approuvé. Je ne pensais pas que cela arriverait si vite. On avait déjà parlé mariage et vie commune à Toulouse. Ce jour-là, j’ai réservé mon billet pour Medellín. Ce que j’aurais aimé savoir avant, c’est qu’il faut poser les questions difficiles très tôt : enfants, religion, vie professionnelle. On les a abordées dès le deuxième mois. Sans cela, j’aurais probablement perdu six mois supplémentaires. Nous avions également discuté du budget nécessaire pour un déménagement : elle estimait à 1800 euros les frais de visa et de traduction de documents. J’ai ouvert un livret dédié et mis de côté 450 euros par mois pendant cinq mois. Cette anticipation financière a évité les tensions une fois sur place. Nous avions aussi abordé les différences culturelles autour des fêtes de fin d’année, ce qui nous a permis de planifier une première visite en famille dès janvier sans surprise.
Abonnement Gold ou Platinum : ça change vraiment quelque chose ?
Sophie Calas : Avez-vous testé les formules payantes et quel a été le résultat ?
Thomas Mercier : J’ai commencé avec la version gratuite pendant six semaines. J’ai vu les profils mais je ne pouvais pas lire tous les messages. J’ai pris le Gold pendant trois mois, puis le Platinum pour les six mois suivants. Le Platinum permet la traduction instantanée et de voir qui a consulté votre profil. J’ai gagné environ trente pour cent de réponses supplémentaires. Le prix mensuel descend à vingt-quatre euros en engagement annuel. Ce n’est pas donné, mais sur deux ans j’ai dépensé moins que dans deux applications de rencontres classiques sans résultat. Je recommande de passer à Platinum dès qu’on identifie une personne sérieuse. Avant de choisir, j’ai consulté notre avis complet sur LatinAmericanCupid qui compare précisément les fonctionnalités selon les durées d’engagement. J’ai testé personnellement les deux niveaux et noté que l’accès aux messages complets dès le Gold permettait déjà de filtrer les profils inactifs, mais le Platinum ajoutait une couche de sécurité appréciable pour les appels planifiés.
La première rencontre en Colombie : comment s’est passé le voyage ?
Sophie Calas : Racontez-nous votre arrivée à Medellín et les premiers jours.
Thomas Mercier : J’ai atterri le 12 janvier 2025 à l’aéroport José María Córdova. Elle m’attendait avec un panneau « Thomas ». On s’est embrassés comme si on se connaissait depuis des années. On avait prévu un appartement en centre-ville via Airbnb pour dix jours. Les trois premiers jours ont été consacrés à la découverte du quartier El Poblado. On a visité le musée d’Antioquia et marché dans le parc Lleras. Le décalage horaire m’a fatigué, mais elle était patiente. On a aussi rencontré sa sœur et son beau-frère le quatrième jour. Tout s’est passé naturellement. Je suis rentré en France convaincu qu’on allait continuer. Nous avons également visité le quartier de Laureles où elle avait grandi, ce qui m’a permis de comprendre son attachement à la ville. Le septième jour, nous avons pris le métro jusqu’à Envigado pour rencontrer sa meilleure amie d’enfance ; cette rencontre a été décisive car elle m’a posé des questions très directes sur mes intentions à long terme. Nous avons même exploré les environs de Santa Fe de Antioquia le neuvième jour, ce qui a offert des moments plus détendus et a confirmé notre compatibilité au quotidien.
Ce que vous feriez différemment en recommençant
Sophie Calas : Avec le recul, quels choix regrettez-vous ou modifieriez-vous ?
Thomas Mercier : Je commencerais par vérifier plus tôt la cohérence des histoires. Une femme m’avait dit habiter à Bogotá alors qu’elle vivait à Cali. J’ai perdu trois semaines. Je prendrais aussi plus de photos pendant les appels vidéo pour créer un album commun dès le départ. Enfin, j’aurais parlé plus tôt des aspects administratifs. Notre guide pour rencontrer une femme colombienne aurait évité certaines erreurs de procédure. En vrai, je ne regrette pas le temps passé, mais j’aurais aimé gagner deux mois sur le planning global. J’ai également sous-estimé le coût des traductions assermentées pour les documents officiels ; un dossier complet m’a finalement coûté 340 euros. J’ai par ailleurs appris à utiliser des outils de vérification de profil plus avancés après coup, ce qui m’aurait permis de repérer plus rapidement les incohérences géographiques.

Questions rapides — vrai/faux sur LatinAmericanCupid
Sophie Calas : Cinq affirmations, réponses courtes s’il vous plaît.
Thomas Mercier :
Vrai ou faux : la plupart des profils sont faux. Faux. Avec une photo vérifiée et trois échanges, on repère vite les comptes sérieux.
Vrai ou faux : les femmes attendent que l’homme paie tout. Vrai en partie. Beaucoup apprécient que l’homme propose le premier voyage, mais elles contribuent souvent sur place.
Vrai ou faux : le site est sûr. Vrai si on reste sur la messagerie interne les trois premiers mois.
Vrai ou faux : il faut parler espagnol parfaitement. Faux. Un niveau A2 suffit pour commencer.
Vrai ou faux : les relations aboutissent souvent. Vrai dans mon cas et chez plusieurs amis que j’ai rencontrés via le site.
Ses 3 conseils pour les hommes qui débutent sur le site
Sophie Calas : Quels sont vos trois conseils concrets pour un homme qui commence aujourd’hui ?
Thomas Mercier :
Premier conseil : mettez une photo souriante en extérieur et une deuxième montrant votre quotidien professionnel. Évitez les selfies dans la salle de bain.
Deuxième conseil : contactez trois profils par jour maximum, mais répondez à toutes les femmes qui vous écrivent dans les vingt-quatre heures. La réactivité compte beaucoup.
Troisième conseil : prévoyez le premier voyage après trois mois d’échanges réguliers, pas avant. Et consultez notre avis complet sur LatinAmericanCupid avant de choisir votre formule d’abonnement.
Thomas remercie l’accompagnement CQMI pour les couples franco-latinoaméricains pour les aspects administratifs, et recommande de lire le guide des démarches de mariage international dès que la relation devient sérieuse.